(FLASH N°140) Le management et l'évolution des performances des Chefs de Bord
Dossier : Le management et l'évolution de la performance des Chefs de Bord
Délégation : Nathalie ATRAGIE, Jean-Yves NEZONDET, Nicolas MATHON, Mohamed BENBEKHTI.
Réunion : Groupe de Travail management et évaluation de la performance des Chefs de Bord
Direction : M. VRIGNON (DDT), Mme PUJOL (DDT), M. HUBERT (DDT), Mme LECOINTE (RS DDT) et Mme JOULOT (RH DDT)
Titre : « Légèreté ou impuissance? La DDT face aux activités »
Pièce jointe : Déclaration UNSA-Cheminots et Documents entreprise
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L'UNSA-Cheminots a été reçue ce jour dans le cadre d’un Groupe de Travail (GT) qui fait suite à la demande d’audience unitaire du 22 juin 2011 sur les problèmes de sûreté et l'article du Journal sur « la politique du chiffre ». La Direction nous avait envoyé un document sur « Le management et l’évaluation de la performance des Chefs de Bord » pour la préparation de ce Groupe de Travail. L’UNSA-Cheminots a rappelé dans sa déclaration que ce document devait servir de base de travail. Suite à la réunion, la DDT (Direction Déléguée Trains) a décidé d’ouvrir le débat sur le rôle du RET, ainsi que celui des CBORM assistants. Plusieurs dates sont donc prévues pour ce groupe de travail. |
L’essentiel :
La DDT nous a réunis dans le cadre de ce Groupe de Travail « Management et évaluation de la performance des Chefs de Bord » qui avait été décidé suite à la demande d’audience unitaire du 22 juin 2011. Pour la préparation de ce GT, la Direction avait envoyé un document qui reprenait les fondamentaux du métier ASCT que sont les « 4 S » du métier :
-Sécurité,
-Sûreté,
-Sauvegarde des recettes,
-Service.
Comme évoqué dans sa déclaration, l’UNSA-Cheminots a interpellé la direction sur le fait que le document proposé ne doit être qu’une base de travail et non un document bouclé.
La DDT nous informe vouloir par ce document, apporter sa contribution à ce Groupe de Travail. Pour la Direction, l’objet de ce Groupe de Travail n’est pas de redéfinir les missions de Chef de Bord, mais de répondre à la question : « comment évaluer les agents ? ».
Pour la Délégation, on ne part pas de zéro, il existe actuellement des paramètres pour l’évaluation des agents. Dans sa déclaration, l’UNSA-Cheminots pose la question du nombre d’agents par RET (Responsable Équipe Trains) qui ne cesse de s’agrandir, il faut donc poser des préalables afin que les agents soient évalués en toute équité.
La Direction n’élude pas la question des effectifs par RET, et rappelle qu’elle abordera ce sujet ainsi que celui des Chefs de Bord Moniteurs lors des prochaines réunions. Après nous avoir rappelé que les Activités ont des exigences, la DDT précise que les « 4 S » sont le socle du chef de bord quelles que soient les activités.
Les « 4 S » contribuent à la satisfaction du client, il est important de rappeler ces fondamentaux, et donc la Direction insiste quant à leur application en toute situation. Dans l’exercice du métier, les Agents peuvent amener une plus-value dans leur métier, par exemple dans le relationnel client, et c’est le rôle du RET de le détecter.
Pour l’UNSA-Cheminots, la seule chose importante pour certains RET, c’est la « Sauvegarde des recettes », car c’est la seule chose quantifiable. La Délégation demande à la DDT quelque chose d’équilibré dans la mesure des compétences.
Concernant les Activités, pour l’UNSA-Cheminots, elles se sont introduites dans le métier d’ASCT. Pour plaire aux Activités, on ne parle plus de « Ronde de Sécurité » mais plutôt de « Ronde de bienvenue » ou de « Ronde ouverte ». Le paraître semble être le maître mot de la direction.
Pour l’UNSA-Cheminots, on ne transige pas sur le domaine de la Sécurité. La Délégation rappelle d’ailleurs que dans la VO 250, on parle de « Ronde de Sécurité » et que pour le RET cet item est repris dans le « Plan De Veille Informatisé »(PDVI). Il est donc important de maintenir ce terme pour évider les dérives qu’on a déjà pu constater.
Pour la Direction et les Activités, les rôles sont bien définis. La Sécurité est du périmètre de la DDT, en cela elle partage les mêmes valeurs sur la Sécurité. De plus, c’est une exigence car les Établissements sont audités. La Sécurité est une contribution de tous les acteurs, agents et encadrants.
Pour la Direction, qu’il s’agisse de « Ronde de Sécurité » ou « Ronde de bienvenue », c’est juste une question de sémantique.
Pour l’UNSA-Cheminots, avec la Sécurité, il ne doit pas y avoir de sémantique, la Délégation insiste sur le fait que la Sécurité est du périmètre de la DDT, et donc tout ce qui s’y rapporte doit être imposé aux Activités. Elles n’ont donc pas à discuter ce sujet, puisqu’on sait que leur priorité est la « Qualité de Service ».
L’UNSA-Cheminots est intervenue pour notifier que certains ECT se sont déjà retrouvés sous tutelle, suite à la non validation d’auditeurs sécurité. Le fait majeur, mis en avant, était le management de la sécurité.
L’UNSA-Cheminots souhaite que la DDT et les activités prennent leurs responsabilités. La sécurité est l’affaire de tous ; elle ne doit pas uniquement reposer sur les RET, qui ont vu leur charge de travail accrue, suite à l’augmentation des effectifs de leurs équipes. Lorsque Mme PUJOL a expliqué qu'il suffisait d'interrompre la phase de contrôle à bord du train pour que l'échange se fasse entre le RET et son agent, notre Délégation s'est vivement indignée de ces propos, en rappelant d'une part que cela serait très mal perçu par les agents, et d'autre part que le Chef de Bord est le seul maitre à Bord. Il serait plus judicieux que le RET programme du temps pour tout échange ou questionnement.
En matière de Sécurité, il est demandé au Chef de Bord d’appliquer les fondamentaux, il y a un Référentiel et donc pas d’écart possible. La Direction s’engage à travailler sur la sémantique, les audits sont transmis aux activités car ces dernières ne peuvent se défausser de ce sujet : la qualité de service ne se substitue pas à la sécurité.
Pour la Délégation, notre crainte est la perception que peut avoir le RET nouvelle génération concernant la mesure et l’interprétation sur la compétence, en ne retenant que les souhaits des activités.
L’UNSA-Cheminots souhaite une véritable règle du jeu.
Comme elle l'a relevé dans sa déclaration, l’UNSA-Cheminots rappelle que chaque nouveau projet ou décision retombe sur l’encadrement de proximité, et il ne faut donc pas oublier d’ouvrir le débat sur toute la ligne managériale, car au final c’est elle qui a le dernier mot sur l’évaluation du Chef de Bord. L’UNSA-Cheminots est très satisfaite de la réouverture du dossier du CBORM Assistant. En effet à chaque réunion avec la DDT, elle n’a cessé de la réclamer. La persévérance a payé.
La DDT abordera le rôle du RET, car le management est un sujet de fond. Le Rôle et la fiche de poste du CBORM Assistant seront aussi abordés lors des prochaines réunions. La Direction tient à réaffirmer toute sa légitimité dans le contenu du métier de Chef de Bord face aux Activités. Monsieur VRIGNON propose que les Organisations Syndicales envoient toutes leurs remarques, ainsi que leurs questions pour la prochaine réunion qui aura lieu le 3 novembre 2011.
L’UNSA-Cheminots attend une DDT forte, qui s'impose face aux Activités pour défendre les fondamentaux du métier.
PJ : Déclaration
Monsieur le Directeur,
Vous nous recevez ce jour suite à la demande d'audience unitaire du 22 juin 2011. Vous vous étiez engagé à organiser un groupe de travail sur le management et l'évaluation de la performance des chefs de Bord.
L'UNSA-Cheminots rappelle que le document remis doit être une base de travail, et non un document bouclé.
Le Document reprend les fondamentaux du métier d’ASCT, mais n'oublions pas qu'avant d'évaluer les compétences en matière de savoir/savoir-faire et savoir être des ASCT, les formations doivent être à jour, ce qui rappelons le n'est pas le cas aujourd'hui.
Vous définissez également le rôle du RET en stipulant je cite: « l'accompagnement à bord est un temps fort et privilégié de sa relation avec l'agent » ce qui n'est pas chose facile avec des équipes qui s'agrandissent, et la réalisation de statistiques. Il ne reste plus beaucoup de temps pour la relation avec l'agent.
Dans cette entreprise, chaque nouvelle idée et chaque nouveau projet retombe sur les épaules de l'encadrement de proximité.
A la lecture du document, un décalage se fait sentir avec la réalité du terrain. Vous niez une politique du chiffre, qui pourtant existe bel et bien, et qui provoque parfois des situations conflictuelles entre les agents et l'encadrement, et parfois même entre les ASCT eux mêmes mis en compétitions.
C'est vous DDT, qui demandait des résultats, traduit en établissement par la mise en place d'objectifs.
Vous parlez d'ailleurs de « mesurer la performance de son équipe »
Pour l'UNSA-Cheminots les 4s peuvent être à égalité cela n'a pas d'importance, seul l'ordre d’exécution est important. C'est le respect des règles et l'application des règlements dans leur ordre de priorité, qui ont une importance capitale.
Dans le document, l'entreprise parle de savoir-faire, il y a également le faire savoir, le ret doit être en capacité de faire passer le message! Il y a un chapitre sur l'encouragement mais rien sur la correction des mauvaises pratiques.
L'UNSA-Cheminots est d'accord sur le chapitre formation, c'est le fondement même du management, et le CBORM a toute sa place dans ce dispositif, à la condition d’accepter l'augure d'un CBORM assistant, capable d'apporter au quotidien les compléments indispensable à ce "fameux savoir-faire".
Or dans le document, le rôle et les missions du CBORM ne sont pas abordées.
Nous interviendrons au fur et à mesure des débats.
Je vous remercie de votre attention

